mardi 15 décembre 2009

Les cousins terribles

Les cousins terribles ou quelle attitude adopter quand on a des cousins très riches et très puissants qui vous ont enlevé un bien inestimable.

En effet, la famille peut être une source de bienfaits comme de gros ennuis. La plus tragique illustration en est la famille Borgia. Les Borgia étaient de grands pourvoyeurs de faveurs à leurs proches. Ils comptaient d'ailleurs en leur sein les principaux protagonistes du grand népotisme, comme le pape Calixte III, qui fit de son fils naturel, un cardinal et adopta son neveu, lui-même futur pape. Ces Borgia qui furent pourtant tellement fratricides et rivalisèrent de cruauté.

On admet généralement que l'entraide familiale, quand elle ne constitue pas une simple forme de népotisme, est une vertu, et la jalousie, un vice, la paix un état souhaitable et la guerre un péril. Mais il est des situations intenables tant que justice n'est pas correctement rendue.

Par ailleurs, comme pour Roméo et Juliette, les déchirements familiaux mêlés de sentiments forts font les meilleurs romans.

C'est donc une captivante histoire que nous narre le Comte Louis de Causans quand il nous décrit pourquoi il conteste la légitimité de ses cousins les Princes de Monaco.

Sur la couverture, l'auteur nous accueille courtoisement, sourire aux lèvres, soulevant le trône de Monaco d'une main (tout un symbole). Un perroquet est posé sur le dais. La présence de ce bel oiseau serait justifiée par le fait qu'il possède un perroquet.

Dès les premiers chapitres, le joli Comte révèle une plume intéressante. Le ton se fait plus familier au fil des pages. Normal, nous commençons à nous connaître en progressant dans la lecture.

Le juriste averti y trouvera matière, en effet, il expose les pièces au soutien de sa démonstration, principalement en annexe. L'amateur de petites phrases aussi, car il en place beaucoup dans son récit.

L'auteur est un descendant de Boni de Castellane, dandy de la Belle Époque et homme politique (il fut député). A ce propos, je conseille les mémoires de Boni de Castellane, très agréables à lire.
Une biographie du séduisant personnage qu'est Boni de Castellane, est sortie récemment, sous la plume d'Eric Mension-Rigau.

Le Comte Louis de Causans descendrait également du célèbre Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord.

Si le livre du Comte Louis de Causans a retenu toute mon attention, c'est bien sûr parce que l'auteur est tout à fait charmant en photo (et encore davantage en vidéo), cela dit sans aucune arrière-pensée, mais aussi parce que j'ai une cousine puissante, connue, riche, qui, par sa communication mensongère, contribue au détournement de l'essentiel des biens de la femme qui m'est la plus proche : ma mère. Donc, quelqu'un qui a un oeuf à peler avec un cousin ne peut que m'être sympathique et sa démarche dans son combat m'intéresse forcément.

NB : en Belgique, "avoir un oeuf à peler avec quelqu'un" signifie "avoir un compte à régler avec quelqu'un". Néanmoins, cette expression un peu familière est parfois utilisée au Canada, ou même en France.

Si vous voulez consulter le site Internet du Comte Louis de Causans, veuillez cliquer ici