dimanche 7 mars 2010

Art, littérature, mode, marketing et yachting avec John Dodelande

Qui est John Dodelande ?
John Dodelande a fait le buzz il y a quelques années avec ses costumes roses (« pour casser les codes » dit-il). C'est ainsi qu'il avait gravi les marches du festival de Cannes, à 17 ans, en costume rose. Il avait ensuite lancé une fort belle collection de vêtements de luxe aux allures jeunes, aux coupes élaborées et aux finitions soignées, qu'il dit avoir fait confectionner par des professionnels issus de chez Scherrer, dans de jolis tissus italiens. Une ligne que personnellement j'apprécie beaucoup, qui peut en réalité être portée à tout âge et dont le catalogue est en ligne sur son site Internet.
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Extrait du site Internet de John Dodelande
Il avait également inventé un concept, le «doodisme», sorte de mot-valise entre Dodelande et dandysme.
Il avait aussi publié un livre-magazine comportant dans sa première partie douze nouvelles, coécrites par lui-même et une autre plume, féminine.
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Qu'est devenu John Dodelande ?
John Dodelande continue de marier art, littérature, design, mode et surtout marketing, mais cette fois dans un domaine où on l'y attendrait moins : l'industrie navale. Il est le Directeur ArtCom du Groupe Simon, un concepteur de yachts de luxe. Il y allie un vrai savoir-faire marketing avec un sens artistique inné et un carnet d'adresses très bien fourni.

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Page d'accueil du site Internet du Groupe Simon
Entre autres actions, il a choisi Jean-Charles de Castelbajac comme décorateur de ses navires (rappelons qu'un « navire » va sur la mer, tandis que « bateau » est un terme qui peut également s'appliquer à la navigation fluviale – vieux souvenir de mes cours de droit maritime).
John Dodelande a lancé un petit magazine « Le Journal du Groupe Simon », bien dans le design Dodelande, en y intégrant ses fameuses rayures roses, blanches et bleues. Il y mêle art, littérature et publicité. Il a fait publier dans le numéro 5 (du journal, pas de Chanel), une nouvelle de Boris Bergmann, un jeune espoir de la littérature.
Il a également imaginé avec Ariel Wizman, le concept de « yacht culturel ». L'idée est d'intégrer dans le yacht une pièce centrale où se concentrent divers produits culturels (littérature, cinéma, musique) personnellement sélectionnés par Frédéric Beigbeder, Eliette Abecassis, Raphaël Enthoven, Arielle Dombasle, Lio, John Malkovich et Julie Depardieu pour citer les principaux artistes intégrés dans ce projet original. Ainsi, Frédéric Beigbeder a choisi des oeuvres de Proust, Colette, Salinger, Dostoïevski ... pour alimenter la bibliothèque des yachts. Cette pièce culturelle pourra être utilisée pour dîner, et aussi être transformée en discothèque ou en salle de projection.
En parallèle, John Dodelande s'occupe d'une ligne de vêtements yachting.

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Que va faire John Dodelande ?
John nous annonce une action spectaculaire dans les mois qui suivent, laquelle fera l'objet d'une conférence de presse notamment, mais garde le secret sur sa nature.

vendredi 26 février 2010

Vernissage des oeuvres de p-dram

C'est une foule nombreuse et élégante qui s'est pressée ce mardi 16 février pour contempler les dernières oeuvres de l'artiste parisien p-dram.

L'artiste p-dram, aimable dandy en lavallière, aux allures mi-BHL, mi-Alexandre Zouari, recevait dans un très bel hôtel particulier à Paris.

L'artiste p-dram

Ce vernissage était organisé avec brio par le Comte Louis de Causans et a fait l'objet d'un reportage télévisé.

Comte Louis de Causans

(composition faite par DG à partir de photo)

Les oeuvres étaient réparties dans les salons sur plusieurs étages.

Une partie des oeuvres étaient totalement abstraites, formées notamment de compositions géométriques soignées réalisées dans une harmonie de couleurs contrastées.

Oeuvres de p-dram

D'autres oeuvres comportaient des éléments figuratifs, comme
une très belle tour Eiffel et une surprenante crucifixion qui a beaucoup attiré les regards.

Oeuvre de p-dram

Doris Glénisson a réalisé une série de croquis et esquisses lors du vernissage.


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Croquis d'ambiance du vernissage par DG

Croquis d'ambiance du vernissage par DG

Au premier étage, les oeuvres étaient particulièrement mises en valeur par le velours prune dont sont tendus les salons et l'éclat du marbre blanc posé au sol.

Le cocktail était relevé par la présence de célébrités comme les frères Bogdanoff.

Esquisse d'Igor Bogdanoff par DG

C'est tard dans la soirée que les nombreux invités ont quitté l'hôtel et ses trésors.

L'artiste présente sa vision de l'art avec beaucoup de finesse et de personnalité :

« Partant du concept, que toute création est expression, et toute expression émotion, c'est naturellement que je perçois l'art, quelque soit son enveloppe, comme un média où se fixe une émotion; une sensation, dans son expression la plus juste, la plus personnelle, la plus universelle.

Paroles et pensées donnent le sens, l'action et l'assimilation sont des réponse à l'entente.

Les code, les normes, les énoncés atrophient ce qui est, et pourtant nous les préférons à l'absolu et son infinité.

Paradoxe permanent de la masse humaine en mouvement, limitant pour comprendre, se perdant pour apprendre.

Rêves et réalités ne font qu'un, et les plus grandes certitudes chevauchent des abîmes sans fin.

Aux changements permanents de toute chose nous sommes soumis, cependant, sur notre chemin bon enfant, chaque instant nous donne ce que l'on prend.

L'interprétation, assujettie aux désirs et aux aversions, régit notre compréhension.

Une fois libéré du filtre réducteur de la perception consciente,

lié au ciel par l'inconscient et sa toute puissance,

il est possible de devenir l'instrument humain,

retranscrivant sensuellement les mélodies du cœur et de la lumière.

Imprimer cette énergie dans une œuvre, c'est faire vivre l'instant au delà du temps. C'est projeter le temps pour s'y réfléchir dedans. »

P.DRAM

L'artiste est également auteur-compositeur et se trouve à l'origine de très beaux textes de chansons dans un style funk française slammée.

Des photos du vernissage ici.

Le site Internet de l'artiste ici.


lundi 8 février 2010

Knock-out pour Nothomb

Plusieurs articles ont soulevé la question du vrai prénom, de la vraie date de naissance, du vrai lieu de naissance et finalement, de la vraie biographie de l'écrivain Amélie Nothomb. Mieux, ils ont aussi analysé de façon assez approfondie les raisons de ces falsifications outrancières, comme cet article-ci.

Rappelons que l'écrivaine Nothomb prétend s'appeler Amélie de son prénom (encore qu'actuellement, elle préfère évincer la question, connaissant le résultat que donnerait une enquête approfondie). Elle prétend aussi être née à Kobé, au Japon le 13 août 1967.et avoir débarqué pour la première fois en Belgique vers 17 ans. Or, en réalité, elle s'appelle Fabienne Nothomb et est née à Etterbeek (commune de Bruxelles), en Belgique, le 9 juillet 1966. Elle y a vécu la majeure partie de son enfance, plus particulièrement chez ses grands-parents à Uccle (Bruxelles).

Rappelons aussi que ces mensonges visent notamment à évincer sa tante aînée d'une partie de ses droits en évitant le mécanisme de rapport de donations d'hébergement faites à la mère de l'écrivain, qui a été hébergée pendant vingt ans avec ses enfants chez ses propres parents, en prétendant que l'écrivain a vécu son enfance à l'étranger, comme expliqué ici. Ils visent également à masquer l'échec de la première année d'études de droit de l'écrivain et à lui créer une image publiable mais sans commune mesure avec la réalité. A ce propos, je signale avoir été victime de leurs allégations mensongères et démarches nuisibles, visant à casser ma carrière de juriste, dans le double objectif de réduire à néant mon analyse juridique de l'affaire et de se venger de ma réussite des études de droit, lorsque l'écrivain les a échouées.

Eh bien, j'ai deux nouvelles pièces à verser à ce dossier. Deux pièces qui ne peuvent en aucun cas avoir été falsifiées.

Les multiples mensonges faits, et ce, aux niveaux les plus élevés, imposent la plus grande prudence dans l'analyse des preuves. Donc, seuls des documents antérieurs aux années 80 peuvent servir de preuve irréfutable, tout document postérieur pouvant avoir été truqué en vue de faire accréditer des mensonges. Demander un extrait de l'acte de naissance à la commune (d'Etterbeek ou à Kobé) est encourir le risque d'en obtenir un faux, si l'écrivain est parvenue à corrompre certains administrations. Des faux au plus haut lieu, il y en a toujours eus, et pas que dans les républiques bananières. Parfois pour raison d'Etat, parfois pour des motifs bien moins avouables comme en l'espèce. Je précise qu'aucune preuve falsifiée n'a encore été produite concernant l'enfance et la naissance de l'écrivain, mais cette éventualité n'est pas à exclure de la part d'adversaires sans scrupule.

Les deux documents que nous versons sont donc antérieurs aux années 80.

Nous savons que l'écrivain dite Amélie Nothomb est la fille du Baron Patrick Nothomb, Ambassadeur de Sa Majesté le Roi des Belges, né à Schaerbeek le 24 mai 1936, et de son épouse, née Danièle Scheyven, à Uccle, le 15 janvier 1938. C'est vérifié partout, notamment sur Wikipedia, par exemple sur la fiche du Baron Patrick Nothomb lui-même.

Partant de ce postulat, il suffit de se référer aux documents officiels publiés antérieurement aux années 80.

Nous avons pu constater que la demoiselle est noble, de noblesse belge, de même que ses deux parents. Or, si tout citoyen voit sa date de naissance et son lieu de naissance bien répertorié au niveau de l'administration, pour une personne de la noblesse, cet enregistrement est encore bien plus suivi. Ainsi, en Belgique, une personne de la noblesse voit sa date de naissance attestée de nombreuses façons :

  • par les faire-part publiés au moment de sa naissance (cartons, publication dans la presse, dont le trimestriel de l'Association de la Noblesse, courriers écrits par les proches)

  • par les généalogies les plus diverses, et plus particulièrement l'Etat Présent de la Noblesse belge, qui fait autorité en la matière.

Ma pièce additionnelle numéro un est un extrait de l'Etat Présent de la Noblesse belge publié en 1979. Cet extrait démontre que le Baron Patrick Nothomb et son épouse, née Danièle Scheyven ont une fille Fabienne, Claire Nothomb née le 9 juillet 1966, mais n'ont pas de fille du prénom d'Amélie, ni même Fabienne-Amélie et n'ont pas de fille née en 1967.

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On pourrait encore me rétorquer qu'une soi-disant vieille erreur a impliqué qu'il existerait des documents erronés, la prétendant née en 1966 à Etterbeek. Ou une autre excuse aussi peu crédible. Eh bien, jouons le jeu et admettons, après tout l'erreur est humaine.

Mais c'est là que ma pièce additionnelle numéro deux coupe court à toute élucubration de ce type. Il s'agit du trimestriel publié en octobre 1966 par l'Association de la Noblesse du Royaume de Belgique, plus précisément, le numéro 87.

fabienneanrb.JPG

Ce petit livret a été publié en 1966. On ne pouvait, UN AN A L'AVANCE, prévoir la naissance d'Amélie Nothomb en 1967, mais en commettant une double erreur : sur le prénom et sur la date (dont l'année !). D'une part, il existe une publication faite en 1966 qui annonce la naissance de Fabienne Nothomb en 1966 et d'autre part, il n'existe aucune publication en 1967 annonçant la naissance d'Amélie en 1967. La conclusion est évidente : s'il n'existe pas de publication de sa naissance en 1967, mais seulement une en 1966, c'est qu'elle est bien née en 1966.

Peut-être que dans un dernier sursaut de mauvaise foi, l'adversaire rétorquera qu'il existait une Fabienne Nothomb à présent décédée (Dieu que j'ai de l'imagination !), qu'Amélie est en réalité un quatrième enfant.

Mais alors :

  • Pourquoi est-ce que la naissance d'Amélie Nothomb en 1967 n'a jamais fait l'objet d'aucune publication en 1967, et notamment par ce fameux trimestriel de l'Association de la Noblesse du Royaume de Belgique ?

  • Pourquoi le prétendu décès de Fabienne Nothomb n'a-t-il jamais été publié, ni par voie de presse, ni ailleurs, pourquoi n'y eut-il aucun enterrement ? Et quand et où aurait eu lieu ce prétendu décès ?

  • Pourquoi est-ce que toutes les publications officielles, dont l'Etat Présent de la Noblesse Belge, n'évoquent explicitement que trois enfants, jamais quatre ?

  • Où se trouve le corps comme demandait Landru (à mauvais escient en ce qui le concerne), où se trouve-t-elle enterrée si elle est décédée ?

  • Et si elle n'est pas décédée, où se trouve-t-elle ?

On voit bien que ces allégations adverses n'auraient pas tenu la route et se seraient fait démonter par toute enquête un peu sérieuse.

En revanche, les faits que nous présentons sont étayés par bien d'autres preuves, comme les très nombreuses anciennes éditions de bottins mondains belges (High Life et Carnet Mondain), qui indiquent que sa date de naissance est 1966, le mémoire de fin d'études de Mademoiselle Nothomb rédigé sous le prénom Fabienne, son inscription comme auteur à la Sacem sous le prénom Fabienne, et j'en passe et des meilleures.

Donc, CQFD, Amélie Nothomb, qui s'appelle en réalité Fabienne Nothomb est bel et bien née le 9 juillet 1966 en Belgique. Et les raisons de ces falsifications sont décrites dans cet article-ci et celui-là.

Les différents articles antérieurs détaillant notre analyse :

Récapitulatif des principales pièces (il en existe encore bien d'autres) :

- extrait de l'Etat Présent de la Noblesse belge publié en 1979.

- trimestriel publié en octobre 1966 par l'Association de la Noblesse du Royaume de Belgique, plus précisément, le numéro 87


- le livre de Pierre Stéphany "Portraits de grandes familles"

- un extrait de l'High Life de 2000

- la généalogie de Réginald Dumont de Chassart ;
La généalogie mentionne aussi le prénom de guerre de l'écrivaine d'une façon qui prête malheureusement un peu à confusion : on a l'impression qu'Amélie est la soeur de Fabienne alors qu'il s'agit de la même personne avec une seule et même date de naissance


- le catalogue de mémoires de l'ULB Il faut cliquer sur "recherches" et taper "Fabienne Nothomb", car il n'y a pas de mémoire au prénom d'Amélie, uniquement ses romans et des études la concernant).

- la base de données de la SACEM il faut cliquer sur "Accès direct Créateurs Editeurs" :

mardi 2 février 2010

Relecture de Boni de Castellane

J'ai relu rapidement les Mémoires de Boni de Castellane afin d'y retrouver mes citations préférées. Les voici, extraites de la version parue chez Perrin en 1986, laquelle regroupe ses deux oeuvres "Comment j'ai découvert l'Amérique" et "L'art d'être pauvre".

"Si les fées, à ma naissance, m'avaient voulu du bien, "une parcelle de chance n'eut-elle pas mieux valu qu'un tonneau d'esprit ?"" page 118

[à propos de la fastueuse soirée donnée en l'honneur des 21 ans de son épouse Anna Gould] "La note à payer fut salée ; nous avions dépensé trois cent mille francs sans nous en rendre compte. Aujourd'hui une pareille fête dissiperait plus d'un million.

On cria naturellement à l'excentricité. J'avoue que je n'étais pas raisonnable, e
t cependant une mise en scène d'une telle splendeur développe, dans l'esprit de ceux qui savent l'apprécier, des fusées de clarté aussi vives que celles du feu d'artifice lui-même, fait naître des inspirations poétiques de toutes les couleurs, féconde les cerveaux les plus stériles, active l'émotion et la sensibilité nécessaires à toute production intellectuelle ; enfin elle favorise le commerce. Au lieu de me critiquer, peut-être aurait-on mieux fait de me remercier.

Toute cette extravagance n'était destinée qu'à cacher le fond de mon coeur. J'extériorisais mon goût comme j'aurais donné des coups d'épée dans l
'eau pour passer le temps en me disant que l'or qui coulait servirait à me faire pardonner de l'avoir à ma disposition" page 125

"Lorsqu'on a de l'argent, il faut, jusqu'à un certain point, admettre d'être ce qu'on appelle vulgairement "tapé". Cette vue philosophique rendrait bien des riches moins antipathiques." page 150

samedi 23 janvier 2010

Injures sur le service public

Bruno Roger-Petit est un journaliste pas banal. Il a été présentateur du Journal de la nuit sur Antenne 2 de 1994 à 1998, spécialiste du « lancer de fiches ».

Il est l'auteur anonyme des blogs François-Mitterrand-2007, François-Mitterrand-2008 ainsi que du livre François Mitterrand 2008, il revient.... qui ont sérieusement alimenté la rumeur jusqu'à ce qu'il se dévoile.

Je lis et commente volontiers son blog sur Le Post (encore filiale du Monde, mais jusqu'à quand ?), où il expose sans trop de retenue ses hypothèses, ses thèses et les informations qu'il a dénichées au hasard de ses contacts. Et comme, lorsqu'il me répond, c'est toujours avec beaucoup de gentillesse, son blog me procure un court mais agréable moment de détente quasi-quotidienne.

Il n'a pas son pareil pour dévoiler les travers de son ancienne patronne Arlette Chabot et les dérives du monde journalistique en général.

Hier il a créé le buzz avec son article « Clash Sarkozy/Fogiel: c'est du brutal! », qui a déclenché, la chose est assez exceptionnelle pour le souligner, plus d'un demi-million de lectures et un demi-millier de commentaires.

Le succès foudroyant suscite la jalousie.

Bruno Roger-Petit a dû subir en retour les foudres de Didier Porte lors de sa chronique matinale sur France Inter, au Fou du Roi. Le chroniqueur, qui avait déjà fustigé Stéphane Guillon, a consacré à Bruno Roger-Petit quatre minutes de dénigrements et injures de toutes sortes, le traitant notamment de branquignol.

Ici la vidéo en lien.

Après cette dégelée, Bruno Roger-Petit s'est abstenu de son article matinal. Ensuite, il a préféré ne pas répliquer et continuer d'alimenter ses blogs normalement. Cette attaque de Didier Porte est d'autant plus mal venue que Bruno Roger-Petit est précisément en train de vivre des moments privés bien pénibles et pour lesquels je lui adresse mon entier soutien.

mardi 15 décembre 2009

Les cousins terribles

Les cousins terribles ou quelle attitude adopter quand on a des cousins très riches et très puissants qui vous ont enlevé un bien inestimable.

En effet, la famille peut être une source de bienfaits comme de gros ennuis. La plus tragique illustration en est la famille Borgia. Les Borgia étaient de grands pourvoyeurs de faveurs à leurs proches. Ils comptaient d'ailleurs en leur sein les principaux protagonistes du grand népotisme, comme le pape Calixte III, qui fit de son fils naturel, un cardinal et adopta son neveu, lui-même futur pape. Ces Borgia qui furent pourtant tellement fratricides et rivalisèrent de cruauté.

On admet généralement que l'entraide familiale, quand elle ne constitue pas une simple forme de népotisme, est une vertu, et la jalousie, un vice, la paix un état souhaitable et la guerre un péril. Mais il est des situations intenables tant que justice n'est pas correctement rendue.

Par ailleurs, comme pour Roméo et Juliette, les déchirements familiaux mêlés de sentiments forts font les meilleurs romans.

C'est donc une captivante histoire que nous narre le Comte Louis de Causans quand il nous décrit pourquoi il conteste la légitimité de ses cousins les Princes de Monaco.

Sur la couverture, l'auteur nous accueille courtoisement, sourire aux lèvres, soulevant le trône de Monaco d'une main (tout un symbole). Un perroquet est posé sur le dais. La présence de ce bel oiseau serait justifiée par le fait qu'il possède un perroquet.

Dès les premiers chapitres, le joli Comte révèle une plume intéressante. Le ton se fait plus familier au fil des pages. Normal, nous commençons à nous connaître en progressant dans la lecture.

Le juriste averti y trouvera matière, en effet, il expose les pièces au soutien de sa démonstration, principalement en annexe. L'amateur de petites phrases aussi, car il en place beaucoup dans son récit.

L'auteur est un descendant de Boni de Castellane, dandy de la Belle Époque et homme politique (il fut député). A ce propos, je conseille les mémoires de Boni de Castellane, très agréables à lire.
Une biographie du séduisant personnage qu'est Boni de Castellane, est sortie récemment, sous la plume d'Eric Mension-Rigau.

Le Comte Louis de Causans descendrait également du célèbre Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord.

Si le livre du Comte Louis de Causans a retenu toute mon attention, c'est bien sûr parce que l'auteur est tout à fait charmant en photo (et encore davantage en vidéo), cela dit sans aucune arrière-pensée, mais aussi parce que j'ai une cousine puissante, connue, riche, qui, par sa communication mensongère, contribue au détournement de l'essentiel des biens de la femme qui m'est la plus proche : ma mère. Donc, quelqu'un qui a un oeuf à peler avec un cousin ne peut que m'être sympathique et sa démarche dans son combat m'intéresse forcément.

NB : en Belgique, "avoir un oeuf à peler avec quelqu'un" signifie "avoir un compte à régler avec quelqu'un". Néanmoins, cette expression un peu familière est parfois utilisée au Canada, ou même en France.

Si vous voulez consulter le site Internet du Comte Louis de Causans, veuillez cliquer ici

jeudi 5 novembre 2009

Est-ce que Nothomb va faire sauter Wikipedia ?

Les précédents articles de ce blog ont longuement traité de la date et du lieu de naissance d'Amélie Nothomb (dont le prénom à l'état-civil est Fabienne, qui n'est pas née au Japon et qui n'est pas née en 1967).
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Le blogueur M.P. a fait une excellente analyse du "système Amélie Nothomb" (on peut retrouver son intéressant article ici). Cet article avait relevé que la fiche Wikipedia de l'écrivain "Amélie Nothomb" ne comportait qu'une seule citation de cet écrivain, laquelle citation contiendrait néanmoins une faute de français.
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Je reprends ci-après les phrases correspondantes de cet article (le texte est intégral mais les polices sont de mon choix).
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"Ainsi, l’unique extrait de Nothomb publié sur sa fiche Wikipedia, contient une erreur de français.
« J’écris 3,7 romans par an, c’est un rythme, je l’ai constaté après coup. Ceci dit, n’allez surtout pas imaginer que tous ces romans sont bons. Il y a une énorme proportion de romans ratés dont il est hors de question que je les publie »
L’emploi de « ceci dit » est incorrect pour les puristes (dont Chouinard) car « ceci », en principe « annonce ce qui va venir ». "
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Cet article, publié le 4 octobre 2009 sur la Toile, a dû être lu par Fabienne Nothomb, car, comme le signale le même article, elle a modifié sa fiche à la date du 20 octobre 2009 (il lui a tout de même fallu deux semaines pour réagir). Cet article reprend toutes les preuves de la modification, présentes dans l'historique de la fiche (comme nous le voyons ici), notamment le "ceci" remplacé par "cela". Et effectivement, les versions antérieures de cette fiche, comme celle-ci, conservent en mémoire le "ceci" qu'elle voudrait bien cacher. Le corps du délit...
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La modification mérite qu'on la souligne car elle a changé un mot contenu dans une ancienne citation, reprise entre guillemets et extraite d'un article du quotidien "La Libre Belgique". Or, en modifiant une citation, on commet un faux, même si cette modification ne vise qu'à effacer une faute de français. A fortiori que l'écrivain prétend exceller dans le style et le maniement de la langue, ce qui est contesté par nombre de spécialistes de la langue et par d'autres moins spécialistes mais néanmoins amateurs éclairés, à l'instar de moi-même ...
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On me répondra que n'importe qui peut modifier une fiche Wikipedia. Oui, mais les modifications extérieures des fiches de personnalités ne sont pas maintenues si elles ne sont pas validées et en l'occurrence, il semble bien que c'est Madame Nothomb qui surveille avec vigilance cet important outil de communication, comme l'a fait savoir un des contributeurs Wikipedia. Pour exemple, toute tentative de rectification de sa date de naissance erronée, aboutissait à voir la date falsifiée rétablie dans un délai record.
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On me répondra aussi qu'elle n'est pas obligée de tendre des verges pour se faire battre en laissant une erreur sur sa fiche. Certes. D'abord, si Mademoiselle Nothomb avait été une si bonne théoricienne de la langue française, elle aurait su qu'il ne s'agit pas d'une erreur gravissime (mais néanmoins une tournure indigne d'une personne qui se prétend être un des meilleurs écrivains du moment). Elle aurait pu faire apposer une petite note de bas de page à cette citation, exprimant sa propre interprétation de cette tournure litigieuse, voire argumenter qu'elle pourrait être admise. Elle aurait aussi pu réécrire ce paragraphe, pour exprimer le sens de cette citation, sans la reprendre entre guillemets et donc sans reprendre l'expression controversée. Plus simplement encore, elle aurait pu supprimer ce passage (a fortiori que ce qu'elle y dit semble être un pieux mensonge, mais la communication d'Amélie Nothomb a de particulier qu'à peu près tout ce qu'elle dit est inventé, à commencer par sa date de naissance).
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Les possibilités licites étaient multiples, et elle n'était pas obligée de recourir à une autoflagellation passive en contemplant l'erreur inscrite pour l'éternité.
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Et pourtant, Mademoiselle Nothomb a choisi la pire solution : modifier (et donc falsifier comme le précise M.P.) une citation entre guillemets.
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Ce choix démontre bien l'esprit dans lequel elle fait sa communication. Elle communique en ignorant, bafouant le droit et les règles qu'elle a dû apprendre pendant ses études de philologie romane. Car elle a dû apprendre en faisant son mémoire que citer un texte entre guillemets oblige à respecter le texte original, peu importe qu'il contienne une tournure litigieuse. Et si elle avait des notions de droit, elle aurait su qu'en modifiant ainsi une citation elle fait un faux.
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Ce choix démontre aussi une volonté de discréditer l'article qui a souligné le problème, en tentant de donner l'impression que cet article la calomniait, en espérant faire croire que cet article prétendait trouver un litige là où il n'y en a pas. Et ça, c'est très mal, c'est tromper le lecteur. L'usage de tels procédés confirme à nouveau que l'écrivain n'a pas hésité à mentir dans sa biographie pour passer pour meilleure qu'elle n'est mais aussi pour masquer quelques vilaines histoires de famille.
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Pour effacer définitivement toute trace de cette phrase controversée, il ne lui reste plus qu'à faire sauter Wikipedia avec sa propre fiche et son historique, et faire sauter l'immeuble de la Libre Belgique avec toutes ses archives (ou subrepticement arracher une page de leurs archives, cela s'est déjà vu de la part de certains proches à elle). Ou alors contacter Ben Laden en vue d'un 11 septembre belge, le jeu en vaut la chandelle.
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Il est évident que camoufler qu'elle a écrit "ceci" au lieu de "cela" mérite le sacrifice de quelques vies humaines, comme la vie sacrifiée de sa tante qui a été confinée à la misère la plus noire, pour valoriser et gâter davantage ses soeurs et descendants (pour plus d'informations sur sa tante, lisez cet affreux témoignage). Bien sûr, je suis ironique et provocatrice, mais il est certain que la compassion envers sa tante n'est pas sa qualité première.
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AVERTISSEMENT : veuillez ne jamais m'appeler par mon nom de famille dans vos critiques.

samedi 19 septembre 2009

Eviter le phishing


Nous recevons régulièrement des mails, la plupart du temps en anglais, qui nous indiquent que nous avons gagné une formidable loterie. Il s'agit d'une escroquerie classique. L'objectif des escrocs est de parvenir à extraire une somme moyennement importante des prétendus heureux gagnants, à titre de frais de dossier, et ensuite les escrocs disparaissent dans la nature sans que la victime ne touche évidemment le moindre centime du prix allégué.

Dans le même ordre d'idée, des mails se prétendant en provenance de notre hébergeur de messagerie visent à obtenir le mot de passe afin de pirater notre messagerie. Le risque est de ne plus pouvoir accéder à sa messagerie si l'on a l'imprudence de communiquer ces données.

L'attitude à avoir face à ces tentatives d'escroquerie, c'est évidemment ne pas livrer de données personnelles et contacter l'organisme dont l'identité a été usurpée (banque, hébergeur ....). On peut aussi informer de ce phishing des newsletters comme hoaxbuster.

samedi 15 août 2009

La date et le lieu de naissance de l'écrivaine Nothomb

Comme nous l'avons vu dans un précédent article, diverses preuves sur Internet démontrent que Fabienne Nothomb, dont le prénom de plume est Amélie, est née à Etterbeek, le 9 juillet 1966. Ici, deux nouvelles preuves de sa date de naissance en 1966 et de son lieu de naissance à Etterbeek.


La première est le livre d'un journaliste d'investigation belge, Pierre Stéphany. A la page 233 de son livre "Portraits de grandes familles", publié en 2004 par les éditions Racine à Bruxelles, nous pouvons lire : "Née en 1966, cadette de trois enfants, Fabienne-Amélie n'écrivait que pour son plaisir."

Et un peu plus loin, à la page 234 : "Amélie, ses chapeaux de sorcière, ses chaussures à lacets, sa diction, son vocabulaire... L'a-t-elle fait exprès? Elle s'est fabriqué une image médiatique qui doit être pour quelque chose dans sa popularité. Elle est née à Etterbeek, pas aux antipodes. Elle n'a pas été élevée par des gouvernantes. Elle n'a pas vécu seulement au hasard des ghettos diplomatiques. Elle est allée à l'école chez les très convenables bonnes soeurs de l'Institut de Marie Immaculée à Uccle, que fréquentaient les demoiselles de la meilleure société."


Le même livre rappelle que les dires de l'écrivaine doivent être pris avec beaucoup de circonspection, à la même page 234 : "Elle affirme que depuis qu'elle a confié aux journaux qu'elle était végétarienne, ses ventes ont été multipliées par dix. Elle raconte, l'oeil pétillant et pourtant apparemment sincère, des histoires énormes. Parfois, en l'écoutant, l'intervieweur se demande si elle ne lui dit pas tout ça histoire de voir s'il est assez bête pour la croire.".


Ici, un document pdf reprenant les pages mentionnées : Pierre Stéphany.pdf


La seconde est un extrait du bottin mondain belge, l'High Life de Belgique, lequel publie l'année de naissance des enfants célibataires de ses adhérents. Il s'agit ici de l'édition de l'an 2000.

On retrouve cet extrait sur la troisième page de ce document pdf : PagesHighLife.pdf


Comme la vérité peut être déterminée de multiples façons, il existe encore de nombreux documents, tous antérieurs à sa peoplisation, démontrant sa vraie date de naissance, son vrai parcours et son vrai lieu de naissance.

Pas très importantes ces informations ? Pour certaines personnes, comme sa tante Françoise Scheyven, elles ont beaucoup d'importance, car en mentant sur sa date de naissance, son lieu de naissance et le lieu où elle a passé son enfance, Fabienne Nothomb accrédite la version mensongère de sa mère qui prétend ne pas avoir été hébergée avec ses enfants, sans contrepartie, par ses parents, à Uccle et qui refuse de rembourser cette libéralité à rapporter. Pour plus d'informations, voir cet article.

Les français me diront que pour démontrer son état-civil, il suffit de le demander à la mairie. Mais Fabienne Nothomb est belge, née et domiciliée en Belgique et l'état-civil d'une personne ne peut y être obtenu que par la personne elle-même ou sur décision de justice.

Ici, un article bien documenté qui offre une explication plus psychologique au comportement de l'écrivaine.

AVERTISSEMENT : veuillez ne jamais m'appeler par mon nom de famille dans vos critiques.

vendredi 14 août 2009

Mon violon d'Ingres




J'ai un petit violon d'Ingres : le dessin et la bande dessinée.

Ci-contre, un échantillon de pastel d'inspiration symboliste de ma main, malheureusement assez endommagé.


J'avais aussi entrepris une bande dessinée, pour laquelle j'avais reçu une proposition de publication (Dupuis). J'ai finalement refusé de continuer, car je désirais terminer mes études. Je craignais aussi de devoir me cantonner dans un style érotique, conséquence de mon intérêt pour le portrait et la représentation du corps humain. Les quatre premières planches de cette bande dessinée "Histoire d'Ophélie" : Histoired\'Ophélie.pdf

Le scénario et les dialogues n'ont rien de transcendant, étant un prétexte à dessiner du nu. Je dessine surtout des modèles féminins, simplement parce que techniquement, j'éprouve plus de facilité pour dessiner ce que je peux voir quotidiennement dans ma propre glace (j'ai moins aisément un modèle nu masculin sous les yeux) et ensuite parce que le nu féminin est beaucoup plus répandu dans l'iconographie que le nu masculin. En revanche, je souhaite tordre le cou à l'idée reçue que seul un homme peut dessiner une jolie femme : bien dessiner n'est pas une question d'orientation sexuelle mais d'observation, de sens esthétique, et de précision du geste. Un de mes peintres préférés est Madame Vigée-Lebrun qui réalisait des portraits extrêmement gracieux.

AVERTISSEMENT : veuillez ne jamais m'appeler par mon nom de famille dans vos critiques.

jeudi 6 août 2009

SCOOP : L'autre face d'Amélie Nothomb sur Internet

Lorsqu'on parcourt la Toile, on retrouve quelques sites Internet très sérieux où le nom d'Amélie Nothomb apparaît.

Par exemple, celui-ci. J'atteste de la véracité de ce qui y est indiqué (je précise que je ne connais pas l'auteur de ce site et qu'il n'a évidemment pas été réalisé par moi - il aurait d'ailleurs été beaucoup plus dur et complet s'il avait été de ma main).


L'écrivaine s'appelle en réalité Fabienne Nothomb (voir sa généalogie en cliquant sur son nom) , est née à Etterbeek, le 9 juillet 1966, est la fille de Patrick Nothomb et de Danièle Scheyven. Elle a un seul frère, André Nothomb et une seule soeur, Juliette Nothomb. La généalogie mentionne aussi le prénom de guerre de l'écrivaine d'une façon qui prête malheureusement un peu à confusion : on a l'impression qu'Amélie est la soeur de Fabienne alors qu'il s'agit de la même personne avec une seule et même date de naissance - je ne connais pas personnellement Réginald Dumont de Chassart, l'auteur de cette généalogie, mais elle est fiable.
Ou celui-là (je ne connais pas personnellement Marco Van Hees, l'auteur de cet intéressant article).

Ici une autre généalogie, réalisée par Rens Scheijven, où on peut retrouver sa parenté (malheureusement en néerlandais et pas très complète, même si j'y ai contribué).

Le titre de son mémoire de fin d'études en philologie romane à l'Université Libre de Bruxelles (ULB), "L'intransitif et l'intransitivité dans les romans de Bernanos", Bruxelles, 1988, mémoire réalisé sous la direction d'Albert Mingelgrün, ici (il faut cliquer sur "recherches" et taper "Fabienne Nothomb", car il n'y a pas de mémoire au prénom d'Amélie, uniquement ses romans et des études la concernant). Un livre "Amélie Nothomb, le symptôme graphomane", rappelle que l'écrivaine a bel et bien écrit un mémoire sur Bernanos : "Amélie Nothomb reste marquée par l'oeuvre de Bernanos (auquel elle consacra un mémoire universitaire)".

Finalement, si on tape le nom Nothomb dans le catalogue de la Sacem, elle apparaît sous le prénom Fabienne, comme auteur de chansons de la chanteuse RoBERT (il faut cliquer sur "consulter le catalogue" ou "découvrez notre répertoire", au haut de la page, et non taper son nom dans "recherche").

Autre chose que les publi-rédactions habituelles sur l'écrivaine (dont les sérieux Wikipedia et dictionnaire Robert font hélas partie jusqu'à présent).

Ah oui, il y en a qui voudraient savoir ce que signifie Amélie, ici la définition (que toutes les Amélie du monde me pardonnent !). Bon, c'est un peu bas, mais il est surprenant qu'une personne qui se prétend une linguiste cultivée et qui devrait passer sa vie à fouiner dans les dictionnaires, ait choisi son prénom sans même en avoir ouvert un de dictionnaire (car Amélie est le prénom de plume qu'elle s'est choisi, pas celui qui lui a été donné à sa naissance). Et je trouve Fabienne un fort joli prénom, sans aucune connotation ridicule.
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PS1 - Fiabilité de l'information : Je précise que si je suis si sûre de moi en ce qui concerne le sérieux des informations affichées, c'est parce que je connais Fabienne pardon Amélie et sa famille depuis ma plus tendre enfance. De plus, il s'agit de sites officiels pour la plupart et non d'interviews où généralement, le journaliste se contente de reprendre l'information que lui livre l'écrivain.

- le site anonyme : cela pourrait être n'importe quoi, mais ce site sévit depuis plusieurs années sur la Toile et n'a jamais été supprimé. Sa pérennité en dépit du fait qu'il contredise l'écrivain qui communique tant sur ces informations, est un indice de sa fiabilité.

- la généalogie de Réginald Dumont de Chassart : il s'agit d'une généalogie très complète faite par une personne qui a accès à toutes les sources les plus fiables.
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- l'article de Marco Van Hees : c'est un article très bien documenté de la part d'un journaliste d'investigation belge qui connaît très bien le microcosme belge.

- le catalogue de mémoires de l'ULB : son mémoire est antérieur à sa "peoplisation", donc porte son vrai prénom. Vu l'importance qu'elle prête à ce mémoire (qu'elle ne laisse pas en consultation libre, à la différence de la plupart des mémoires), elle a bien veillé à ce que ce soit son vrai prénom qui permette de l'identifier pour pouvoir en revendiquer la paternité en cas de litige.

- la base de données de la SACEM : il s'agit d'une protection officielle de ses oeuvres et donc elle a veillé à utiliser son vrai prénom pour l'éventualité d'un procès où elle n'aura droit à agir que si son vrai prénom est affiché.

Sa fiche Wikipedia est erronée, mais dans les discussions (extrêmement vives avec de nombreux intervenants différents, ce qui démontre l'importance de la controverse), il est indiqué qu'elle ne sera pas modifiée sans l'accord de l'écrivain (exemple d'une des réponses de Wikipedia : "Non, il faut une déclaration d'Amélie Nothomb disant que c'est son vrai nom"). Il est évident qu'avec une gestion de ce type, en cas de mensonge de l'écrivaine, il ne risque pas d'y avoir rectification sur Wikipedia. Il est à noter que de façon assez amusante, un intervenant qui se prétend amie de l'écrivaine, affirme que Fabienne n'est "que" le prénom qui apparaît sur sa carte d'identité - cela signifie que "Fabienne" figure bien sur sa carte. De plus, je l'ai toujours connue sous le prénom Fabienne jusqu'à la publication de son premier roman - son prénom "d'usage" était bien Fabienne.

PS2 - Intérêt de l'information : Un prénom, une date de naissance, un lieu de naissance et le lieu où elle a passé son enfance sont des informations qui peuvent passer pour secondaires. Néanmoins, à la différence de la plupart des écrivains, Madame Nothomb les martèle à peu près à chaque interview, de façon quasi-obsessionnelle, alors qu'effectivement, ces informations ne devraient pas avoir beaucoup d'impact sur l'écriture de ses romans (et en tout cas ni son prénom, ni sa date et son lieu de naissance). Ces informations ont de l'importance à mon sens, d'abord parce qu'elles rectifient des mensonges récurrents et affichés dans toutes ses biographies même les plus officielles. Ensuite ces informations ont beaucoup d'impact, car elles servent de preuve dans le cadre d'un procès où les sommes en jeu sont très importantes.

PS3 - Raisons de ces falsifications et la méthode adoptée : L'écrivaine débite ces données fausses sur son état civil et sur son enfance à peu près à chaque interview afin de parvenir à faire passer ces mensonges à la postérité. Pourquoi une telle obstination à modifier ces données, qu'elle aurait tout aussi bien pu taire et que nous aurions pu ne jamais connaître si son ambition ne l'avait pas poussée à s'intégrer dans les dictionnaires ? La prétendue enfance passée au Japon lui permet de dissimuler un important recel dans le cadre d'une succession : l'hébergement gratuit qu'elle a reçu pendant des années chez ses grands-parents à Uccle. Pour plus d'informations, veuillez lire cet article. La modification de la date de naissance lui permet de dissimuler la première année de droit qu'elle a échouée, en ne présentant pas de "trou" dans son CV. Elle a probablement modifié par la même occasion son prénom afin de davantage embrouiller et complexifier les recherches et peut-être aussi pour avoir un prénom qu'elle jugeait plus à la mode à l'époque.

Ici, un article bien documenté qui offre une explication plus psychologique au comportement de l'écrivaine.


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vendredi 31 juillet 2009

Quand on vous parle de Jacques Attali ...

J'ai identifié deux biographies de Jacques Attali sur le marché.





La première (en date) est l'oeuvre de Guy Sitbon, publiée chez Grasset en 1995. Je l'avais découverte dans la bibliothèque de ma fac en Belgique, au rayon sciences politiques.









La deuxième est sortie en avril 2009. L'auteur en est Cyril Auffret, rédacteur en chef de l'information à TF1. Elle est éditée par Du Toucan Eds.







Vous pouvez retrouver Jacques Attali sur son blog et son site Internet.


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jeudi 30 juillet 2009

Quand Jacques Attali vous parle d'amour du judaïsme...


Après avoir lu et aimé son livre sur l'amour, j'ai repris mon exploration attalienne et j'ai découvert qu'un nouveau livre d'amour est sorti récemment. Le titre en est "Dictionnaire amoureux du judaïsme".

Je connais très mal le judaïsme, je l'avoue. Toute petite, j'ai été élevée dans le religion catholique. Ma mère m'a lu la bible à partir de l'âge de quatre ans. Enfin une version un peu simplifiée avec de jolies illustrations. Elle a commencé par la création du monde, pour terminer à la résurrection du Christ.

Ma connaissance de la religion juive était assez sommaire, limitée à quelques cours de culture générale et mes propres investigations sur la Toile. Par ailleurs, j'ai des cousins qui appartiennent à une famille juive, laquelle est mentionnée en divers endroits du livre. En effet, notamment par mon arrière-arrière-grand-mère la Baronne Albertine van Zuylen van Nyevelt, je suis cousine du Baron Edouard de Rothschild.

Bref, ce livre a été pour moi, l'occasion de davantage prendre connaissance avec ce phénomène, cette religion et les personnes qui la pratiquent ou l'ont pratiquée.

Il me semble que la personne la plus à même de présenter ce livre est son auteur lui-même.

« J'ai appris à devenir curieux –c'est-à-dire, en fait, amoureux- du judaïsme, de son histoire, de sa façon de penser, de ce qu'il dit du monde, de ce qu'il permet aussi de penser, de comprendre, d'imaginer. J'aime aussi la façon dont il accueille toutes les critiques et dont il doute sans cesse de lui-même. J'aime la façon dont il me fait réfléchir, comme beaucoup d'autres grandes cosmogonies, aux grands invariants du monde : j'aime encore les histoires de tant de personnages de la Bible et de l'Histoire, fidèles à leur foi jusqu'à la quitter ou paraître le faire : j'aime enfin ces petites histoires qu'on appelle juives, éclairantes autodérisions. Enfin et peut-être surtout, j'apprécie dans le judaïsme qu'il ne soit pas jaloux, mais tolère bien d'autres amours. » J.A.
AVERTISSEMENT : Veuillez ne pas citer mon patronyme dans vos critiques.

Quand Jacques Attali vous parle d'amour ...


Jacques Attali a cette capacité d'écrire des livres sur tout. Ou presque. Ici c'est un livre sur l'amour que j'ai découvert à la Fnac en farfouillant du côté du rayon sociologie.

Le titre entier est "amours - Histoires des relations entre les hommes et les femmes". Il est édité par Fayard (comme d'habitude).

Je me suis posé diverses questions : Va-t-il nous dévoiler des histoires d'alcôves croustillantes, lui qui a connu les coulisses du pouvoir ? Sera-t-il audacieux dans certaines descriptions ? Parlera-t-il de sa propre conception, de sa façon à lui d'être amoureux ? Dévoilera-t-il un petit peu de son intimité ?

En réalité, rien de tout cela.

Le livre est beau, avec énormément d'illustrations. Il rappelle un peu sur ce plan "L'homme et ses symboles" de Carl-Gustav Jung.

Le contenu fourmille d'anecdotes. Pour exemple ce couple néerlandais qui a épousé une femme pour former une triade.

Le livre débute par une analyse de l'amour chez les animaux, se poursuit ensuite par l'amour chez nos ancêtres primitifs, la polyandrie et la polygamie. L'amour dans toutes ses combinaisons. Puis, dans une logique chronologique, il envisage l'invention de la monogamie et finalement l'agonie du mariage.

Un livre intéressant et agréable à lire. Le genre de livre à lire le soir avant de se coucher.


AVERTISSEMENT : Veuillez ne pas citer mon patronyme dans vos critiques.

samedi 18 juillet 2009

Voltaire réveille-toi, ils sont devenus fous


De façon quelque peu caricaturale, on pourrait distinguer quatre grandes catégories dans la société.
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Primo, les célébrités riches dont la notoriété est le fonds de commerce et le générateur de leur richesse et de celle des nombreux satellites qui leur gravitent autour. Ceux-là ont intérêt à s'exprimer sans limite et à faire taire leurs détracteurs. Il s'agit d'artistes, de dirigeants et de politiques notamment.
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Secundo, la plèbe, les petits, les sans-grade, les inconnus qui n'ont qu'un accès très limité aux médias. Catégorie vaste que l'on peut étendre à la classe moyenne.
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Tertio, une sorte d'intelligentsia qui se veut éthique et qui prétend octroyer la liberté d'expression à tous, conformément à la pensée voltairienne. Ici on peut regrouper des militants politiques ou non et journalistes engagés ou simplement respectueux de leur déontologie. Mais par un flirt obscène, cette catégorie a tendance à se frotter à la première et s'y assimiler parfois, se suscitant des injonctions paradoxales et se mettant finalement dans une situation de double contrainte.
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Et quarto, les riches discrets qui préfèrent suivre l'adage "Pour vivre heureux, vivons cachés". Il s'agit souvent de vieilles familles, de propriétaires de richesses terriennes ou industrielles, qui craignent que trop d'étalage n'engendre le crime ou la révolution.
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Internet, sans bouleverser pour autant cet équilibre établi depuis Gutenberg (mais si et même avant !), permet à la plèbe de s'exprimer à moindre coût et de façon relativement anonyme si le coeur lui en dit.
Ce bouleversement fait peur à tous ceux qui ont quelque chose à perdre, donc aux catégories sub 1 et 4. La catégorie sub 4 craint toujours que les idées ne créent le désordre mais répugne à s'exprimer. La catégorie sub 1, craint de voir son fonds de commerce menacé.
Alors la catégorie sub 1 réagit. Avec la complicité de la catégorie sub 3, qui se trouve saisie en étau grâce à la si contraignante et célèbre maxime voltairienne "Je déteste vos idées mais je suis prêt à mourir pour votre droit de les exprimer".
Je livre à votre réflexion deux illustrations, qui ont déjà été évoquées dans les lignes du Post, sous la plume de Guy Birenbaum.
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Laurent Gerra
aurait prétendu dans une interview donnée au journal Le Point : "On a beaucoup moins de liberté, je le remarque vraiment. Coluche ou Desproges allaient beaucoup plus loin. Maintenant, avec Internet et tous les délateurs, ils sont tellement procéduriers que si on dit un truc, c'est immédiatement répété, déformé... On donne trop la parole à n'importe qui, sur n'importe quel sujet."
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Deux revendications ressortent : d'une part donner à la catégorie sub 1 la possibilité de s'exprimer encore davantage, sans risque et sans contrainte et d'autre part former un barrage à l'expression de la catégorie sub 2, celle des "n'importe qui", parmi lesquels se situent des "délateurs", qui pourraient réduire les revenus de la catégorie sub 1 et de ses satellites en plombant leur réputation. Le combat laisse aussi dubitatif que celui d'un Robin des Bois qui prendrait aux pauvres pour donner aux riches.
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Dans la même perspective, Amélie Nothomb a voulu montrer qu'elle aussi avait son combat. Elle combat les anonymes des forums de discussion et l'a fait savoir dans un article publié dans Charlie Hebdo. Même combat, mais plus pervers car les conséquences réelles ne ressortent pas immédiatement. Combattre l'anonymat, la lâcheté des vilains méchants qui anonymement pourrissent les forums, voilà un combat digne ! A première vue peut-être. Car ces vilains méchants, s'ils commettent un acte répréhensible, peuvent être débusqués par leur adresse IP. Donc ils ne resteront pas impunis. S'ils l'ont fait chez eux, remonter à la source sera "simple". S'ils ont commis le méfait via leur entreprise, comme une entreprise octroie des machines avec codes, crac, le contrevenant sera à nouveau identifié par la machine. Même dans les cybercafés, on peut retrouver l'infracteur (infracteur ne s'utilise presque plus, mais je ne voulais pas écrire deux fois contrevenant). En effet, un cybercafé tient un registre des personnes qui ont utilisé telle ou telle machine à tel ou tel moment. Et le cas échéant, la responsabilité retombera sur l'entreprise ou le cybercafé qui n'a pas géré correctement son parc d'ordinateurs en protégeant les accès et relevant les utilisateurs.
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Et il est bon d'informer ceux qui se croient protégés par un anonymiseur, que l'adresse n'est pas protégée entre l'anonymiseur et l'ordinateur. Toute l'information peut se retrouver. A un certain niveau, cela devient une bataille d'informaticiens où le plus fort gagne.
Donc même sous le couvert de l'anonymat, l'impunité n'est pas garantie, a fortiori que les très vilains méchants commentaires (ou plus exactement les commentaires parfaitement illégaux) sont généralement éliminés par les webmasters et gestionnaires de forums.
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En revanche, interdire l'anonymat est très pervers. Dans la même logique que celle qui soustend la protection des sources du journaliste, cela empêchera une foule de personnes de s'exprimer de peur de représailles de puissants. Le salarié a peur de son employeur. Le délinquant a peur de la police. Le pauvre a peur du riche, le mari de sa femme et réciproquement: l'amant de la maîtresse, la maîtresse de l'amant, l'inconnu de la célébrité, surtout si elle est chère au coeur du public. La personne socialement intégrée a peur de l'opinion et du qu'en dira-t-on. Plus simplement encore, le timide, le complexé, l'inhibé n'osera plus s'exprimer.
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Eh bien, même si ce combat est moins crucial que donner un toit aux SDF ou sauver la vie des malades, je suis pour la liberté d'expression (évidemment dans les limites légales actuelles) et pour la possibilité de garder l'anonymat.
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Par Doris Glénisson, DESS de Droit, MBA


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