dimanche 7 mars 2010

Art, littérature, mode, marketing et yachting avec John Dodelande

Qui est John Dodelande ?
John Dodelande a fait le buzz il y a quelques années avec ses costumes roses (« pour casser les codes » dit-il). C'est ainsi qu'il avait gravi les marches du festival de Cannes, à 17 ans, en costume rose. Il avait ensuite lancé une fort belle collection de vêtements de luxe aux allures jeunes, aux coupes élaborées et aux finitions soignées, qu'il dit avoir fait confectionner par des professionnels issus de chez Scherrer, dans de jolis tissus italiens. Une ligne que personnellement j'apprécie beaucoup, qui peut en réalité être portée à tout âge et dont le catalogue est en ligne sur son site Internet.
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Extrait du site Internet de John Dodelande
Il avait également inventé un concept, le «doodisme», sorte de mot-valise entre Dodelande et dandysme.
Il avait aussi publié un livre-magazine comportant dans sa première partie douze nouvelles, coécrites par lui-même et une autre plume, féminine.
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Qu'est devenu John Dodelande ?
John Dodelande continue de marier art, littérature, design, mode et surtout marketing, mais cette fois dans un domaine où on l'y attendrait moins : l'industrie navale. Il est le Directeur ArtCom du Groupe Simon, un concepteur de yachts de luxe. Il y allie un vrai savoir-faire marketing avec un sens artistique inné et un carnet d'adresses très bien fourni.

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Page d'accueil du site Internet du Groupe Simon
Entre autres actions, il a choisi Jean-Charles de Castelbajac comme décorateur de ses navires (rappelons qu'un « navire » va sur la mer, tandis que « bateau » est un terme qui peut également s'appliquer à la navigation fluviale – vieux souvenir de mes cours de droit maritime).
John Dodelande a lancé un petit magazine « Le Journal du Groupe Simon », bien dans le design Dodelande, en y intégrant ses fameuses rayures roses, blanches et bleues. Il y mêle art, littérature et publicité. Il a fait publier dans le numéro 5 (du journal, pas de Chanel), une nouvelle de Boris Bergmann, un jeune espoir de la littérature.
Il a également imaginé avec Ariel Wizman, le concept de « yacht culturel ». L'idée est d'intégrer dans le yacht une pièce centrale où se concentrent divers produits culturels (littérature, cinéma, musique) personnellement sélectionnés par Frédéric Beigbeder, Eliette Abecassis, Raphaël Enthoven, Arielle Dombasle, Lio, John Malkovich et Julie Depardieu pour citer les principaux artistes intégrés dans ce projet original. Ainsi, Frédéric Beigbeder a choisi des oeuvres de Proust, Colette, Salinger, Dostoïevski ... pour alimenter la bibliothèque des yachts. Cette pièce culturelle pourra être utilisée pour dîner, et aussi être transformée en discothèque ou en salle de projection.
En parallèle, John Dodelande s'occupe d'une ligne de vêtements yachting.

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Que va faire John Dodelande ?
John nous annonce une action spectaculaire dans les mois qui suivent, laquelle fera l'objet d'une conférence de presse notamment, mais garde le secret sur sa nature.

vendredi 26 février 2010

Vernissage des oeuvres de p-dram

C'est une foule nombreuse et élégante qui s'est pressée ce mardi 16 février pour contempler les dernières oeuvres de l'artiste parisien p-dram.

L'artiste p-dram, aimable dandy en lavallière, aux allures mi-BHL, mi-Alexandre Zouari, recevait dans un très bel hôtel particulier à Paris.

L'artiste p-dram

Ce vernissage était organisé avec brio par le Comte Louis de Causans et a fait l'objet d'un reportage télévisé.

Comte Louis de Causans

(composition faite par DG à partir de photo)

Les oeuvres étaient réparties dans les salons sur plusieurs étages.

Une partie des oeuvres étaient totalement abstraites, formées notamment de compositions géométriques soignées réalisées dans une harmonie de couleurs contrastées.

Oeuvres de p-dram

D'autres oeuvres comportaient des éléments figuratifs, comme
une très belle tour Eiffel et une surprenante crucifixion qui a beaucoup attiré les regards.

Oeuvre de p-dram

Doris Glénisson a réalisé une série de croquis et esquisses lors du vernissage.


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Croquis d'ambiance du vernissage par DG

Croquis d'ambiance du vernissage par DG

Au premier étage, les oeuvres étaient particulièrement mises en valeur par le velours prune dont sont tendus les salons et l'éclat du marbre blanc posé au sol.

Le cocktail était relevé par la présence de célébrités comme les frères Bogdanoff.

Esquisse d'Igor Bogdanoff par DG

C'est tard dans la soirée que les nombreux invités ont quitté l'hôtel et ses trésors.

L'artiste présente sa vision de l'art avec beaucoup de finesse et de personnalité :

« Partant du concept, que toute création est expression, et toute expression émotion, c'est naturellement que je perçois l'art, quelque soit son enveloppe, comme un média où se fixe une émotion; une sensation, dans son expression la plus juste, la plus personnelle, la plus universelle.

Paroles et pensées donnent le sens, l'action et l'assimilation sont des réponse à l'entente.

Les code, les normes, les énoncés atrophient ce qui est, et pourtant nous les préférons à l'absolu et son infinité.

Paradoxe permanent de la masse humaine en mouvement, limitant pour comprendre, se perdant pour apprendre.

Rêves et réalités ne font qu'un, et les plus grandes certitudes chevauchent des abîmes sans fin.

Aux changements permanents de toute chose nous sommes soumis, cependant, sur notre chemin bon enfant, chaque instant nous donne ce que l'on prend.

L'interprétation, assujettie aux désirs et aux aversions, régit notre compréhension.

Une fois libéré du filtre réducteur de la perception consciente,

lié au ciel par l'inconscient et sa toute puissance,

il est possible de devenir l'instrument humain,

retranscrivant sensuellement les mélodies du cœur et de la lumière.

Imprimer cette énergie dans une œuvre, c'est faire vivre l'instant au delà du temps. C'est projeter le temps pour s'y réfléchir dedans. »

P.DRAM

L'artiste est également auteur-compositeur et se trouve à l'origine de très beaux textes de chansons dans un style funk française slammée.

Des photos du vernissage ici.

Le site Internet de l'artiste ici.


lundi 8 février 2010

Knock-out pour Nothomb

Plusieurs articles ont soulevé la question du vrai prénom, de la vraie date de naissance, du vrai lieu de naissance et finalement, de la vraie biographie de l'écrivain Amélie Nothomb. Mieux, ils ont aussi analysé de façon assez approfondie les raisons de ces falsifications outrancières, comme cet article-ci.

Rappelons que l'écrivaine Nothomb prétend s'appeler Amélie de son prénom (encore qu'actuellement, elle préfère évincer la question, connaissant le résultat que donnerait une enquête approfondie). Elle prétend aussi être née à Kobé, au Japon le 13 août 1967.et avoir débarqué pour la première fois en Belgique vers 17 ans. Or, en réalité, elle s'appelle Fabienne Nothomb et est née à Etterbeek (commune de Bruxelles), en Belgique, le 9 juillet 1966. Elle y a vécu la majeure partie de son enfance, plus particulièrement chez ses grands-parents à Uccle (Bruxelles).

Rappelons aussi que ces mensonges visent notamment à évincer sa tante aînée d'une partie de ses droits en évitant le mécanisme de rapport de donations d'hébergement faites à la mère de l'écrivain, qui a été hébergée pendant vingt ans avec ses enfants chez ses propres parents, en prétendant que l'écrivain a vécu son enfance à l'étranger, comme expliqué ici. Ils visent également à masquer l'échec de la première année d'études de droit de l'écrivain et à lui créer une image publiable mais sans commune mesure avec la réalité. A ce propos, je signale avoir été victime de leurs allégations mensongères et démarches nuisibles, visant à casser ma carrière de juriste, dans le double objectif de réduire à néant mon analyse juridique de l'affaire et de se venger de ma réussite des études de droit, lorsque l'écrivain les a échouées.

Eh bien, j'ai deux nouvelles pièces à verser à ce dossier. Deux pièces qui ne peuvent en aucun cas avoir été falsifiées.

Les multiples mensonges faits, et ce, aux niveaux les plus élevés, imposent la plus grande prudence dans l'analyse des preuves. Donc, seuls des documents antérieurs aux années 80 peuvent servir de preuve irréfutable, tout document postérieur pouvant avoir été truqué en vue de faire accréditer des mensonges. Demander un extrait de l'acte de naissance à la commune (d'Etterbeek ou à Kobé) est encourir le risque d'en obtenir un faux, si l'écrivain est parvenue à corrompre certains administrations. Des faux au plus haut lieu, il y en a toujours eus, et pas que dans les républiques bananières. Parfois pour raison d'Etat, parfois pour des motifs bien moins avouables comme en l'espèce. Je précise qu'aucune preuve falsifiée n'a encore été produite concernant l'enfance et la naissance de l'écrivain, mais cette éventualité n'est pas à exclure de la part d'adversaires sans scrupule.

Les deux documents que nous versons sont donc antérieurs aux années 80.

Nous savons que l'écrivain dite Amélie Nothomb est la fille du Baron Patrick Nothomb, Ambassadeur de Sa Majesté le Roi des Belges, né à Schaerbeek le 24 mai 1936, et de son épouse, née Danièle Scheyven, à Uccle, le 15 janvier 1938. C'est vérifié partout, notamment sur Wikipedia, par exemple sur la fiche du Baron Patrick Nothomb lui-même.

Partant de ce postulat, il suffit de se référer aux documents officiels publiés antérieurement aux années 80.

Nous avons pu constater que la demoiselle est noble, de noblesse belge, de même que ses deux parents. Or, si tout citoyen voit sa date de naissance et son lieu de naissance bien répertorié au niveau de l'administration, pour une personne de la noblesse, cet enregistrement est encore bien plus suivi. Ainsi, en Belgique, une personne de la noblesse voit sa date de naissance attestée de nombreuses façons :

  • par les faire-part publiés au moment de sa naissance (cartons, publication dans la presse, dont le trimestriel de l'Association de la Noblesse, courriers écrits par les proches)

  • par les généalogies les plus diverses, et plus particulièrement l'Etat Présent de la Noblesse belge, qui fait autorité en la matière.

Ma pièce additionnelle numéro un est un extrait de l'Etat Présent de la Noblesse belge publié en 1979. Cet extrait démontre que le Baron Patrick Nothomb et son épouse, née Danièle Scheyven ont une fille Fabienne, Claire Nothomb née le 9 juillet 1966, mais n'ont pas de fille du prénom d'Amélie, ni même Fabienne-Amélie et n'ont pas de fille née en 1967.

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On pourrait encore me rétorquer qu'une soi-disant vieille erreur a impliqué qu'il existerait des documents erronés, la prétendant née en 1966 à Etterbeek. Ou une autre excuse aussi peu crédible. Eh bien, jouons le jeu et admettons, après tout l'erreur est humaine.

Mais c'est là que ma pièce additionnelle numéro deux coupe court à toute élucubration de ce type. Il s'agit du trimestriel publié en octobre 1966 par l'Association de la Noblesse du Royaume de Belgique, plus précisément, le numéro 87.

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Ce petit livret a été publié en 1966. On ne pouvait, UN AN A L'AVANCE, prévoir la naissance d'Amélie Nothomb en 1967, mais en commettant une double erreur : sur le prénom et sur la date (dont l'année !). D'une part, il existe une publication faite en 1966 qui annonce la naissance de Fabienne Nothomb en 1966 et d'autre part, il n'existe aucune publication en 1967 annonçant la naissance d'Amélie en 1967. La conclusion est évidente : s'il n'existe pas de publication de sa naissance en 1967, mais seulement une en 1966, c'est qu'elle est bien née en 1966.

Peut-être que dans un dernier sursaut de mauvaise foi, l'adversaire rétorquera qu'il existait une Fabienne Nothomb à présent décédée (Dieu que j'ai de l'imagination !), qu'Amélie est en réalité un quatrième enfant.

Mais alors :

  • Pourquoi est-ce que la naissance d'Amélie Nothomb en 1967 n'a jamais fait l'objet d'aucune publication en 1967, et notamment par ce fameux trimestriel de l'Association de la Noblesse du Royaume de Belgique ?

  • Pourquoi le prétendu décès de Fabienne Nothomb n'a-t-il jamais été publié, ni par voie de presse, ni ailleurs, pourquoi n'y eut-il aucun enterrement ? Et quand et où aurait eu lieu ce prétendu décès ?

  • Pourquoi est-ce que toutes les publications officielles, dont l'Etat Présent de la Noblesse Belge, n'évoquent explicitement que trois enfants, jamais quatre ?

  • Où se trouve le corps comme demandait Landru (à mauvais escient en ce qui le concerne), où se trouve-t-elle enterrée si elle est décédée ?

  • Et si elle n'est pas décédée, où se trouve-t-elle ?

On voit bien que ces allégations adverses n'auraient pas tenu la route et se seraient fait démonter par toute enquête un peu sérieuse.

En revanche, les faits que nous présentons sont étayés par bien d'autres preuves, comme les très nombreuses anciennes éditions de bottins mondains belges (High Life et Carnet Mondain), qui indiquent que sa date de naissance est 1966, le mémoire de fin d'études de Mademoiselle Nothomb rédigé sous le prénom Fabienne, son inscription comme auteur à la Sacem sous le prénom Fabienne, et j'en passe et des meilleures.

Donc, CQFD, Amélie Nothomb, qui s'appelle en réalité Fabienne Nothomb est bel et bien née le 9 juillet 1966 en Belgique. Et les raisons de ces falsifications sont décrites dans cet article-ci et celui-là.

Les différents articles antérieurs détaillant notre analyse :

Récapitulatif des principales pièces (il en existe encore bien d'autres) :

- extrait de l'Etat Présent de la Noblesse belge publié en 1979.

- trimestriel publié en octobre 1966 par l'Association de la Noblesse du Royaume de Belgique, plus précisément, le numéro 87


- le livre de Pierre Stéphany "Portraits de grandes familles"

- un extrait de l'High Life de 2000

- la généalogie de Réginald Dumont de Chassart ;
La généalogie mentionne aussi le prénom de guerre de l'écrivaine d'une façon qui prête malheureusement un peu à confusion : on a l'impression qu'Amélie est la soeur de Fabienne alors qu'il s'agit de la même personne avec une seule et même date de naissance


- le catalogue de mémoires de l'ULB Il faut cliquer sur "recherches" et taper "Fabienne Nothomb", car il n'y a pas de mémoire au prénom d'Amélie, uniquement ses romans et des études la concernant).

- la base de données de la SACEM il faut cliquer sur "Accès direct Créateurs Editeurs" :

mardi 2 février 2010

Relecture de Boni de Castellane

J'ai relu rapidement les Mémoires de Boni de Castellane afin d'y retrouver mes citations préférées. Les voici, extraites de la version parue chez Perrin en 1986, laquelle regroupe ses deux oeuvres "Comment j'ai découvert l'Amérique" et "L'art d'être pauvre".

"Si les fées, à ma naissance, m'avaient voulu du bien, "une parcelle de chance n'eut-elle pas mieux valu qu'un tonneau d'esprit ?"" page 118

[à propos de la fastueuse soirée donnée en l'honneur des 21 ans de son épouse Anna Gould] "La note à payer fut salée ; nous avions dépensé trois cent mille francs sans nous en rendre compte. Aujourd'hui une pareille fête dissiperait plus d'un million.

On cria naturellement à l'excentricité. J'avoue que je n'étais pas raisonnable, e
t cependant une mise en scène d'une telle splendeur développe, dans l'esprit de ceux qui savent l'apprécier, des fusées de clarté aussi vives que celles du feu d'artifice lui-même, fait naître des inspirations poétiques de toutes les couleurs, féconde les cerveaux les plus stériles, active l'émotion et la sensibilité nécessaires à toute production intellectuelle ; enfin elle favorise le commerce. Au lieu de me critiquer, peut-être aurait-on mieux fait de me remercier.

Toute cette extravagance n'était destinée qu'à cacher le fond de mon coeur. J'extériorisais mon goût comme j'aurais donné des coups d'épée dans l
'eau pour passer le temps en me disant que l'or qui coulait servirait à me faire pardonner de l'avoir à ma disposition" page 125

"Lorsqu'on a de l'argent, il faut, jusqu'à un certain point, admettre d'être ce qu'on appelle vulgairement "tapé". Cette vue philosophique rendrait bien des riches moins antipathiques." page 150

samedi 23 janvier 2010

Injures sur le service public

Bruno Roger-Petit est un journaliste pas banal. Il a été présentateur du Journal de la nuit sur Antenne 2 de 1994 à 1998, spécialiste du « lancer de fiches ».

Il est l'auteur anonyme des blogs François-Mitterrand-2007, François-Mitterrand-2008 ainsi que du livre François Mitterrand 2008, il revient.... qui ont sérieusement alimenté la rumeur jusqu'à ce qu'il se dévoile.

Je lis et commente volontiers son blog sur Le Post (encore filiale du Monde, mais jusqu'à quand ?), où il expose sans trop de retenue ses hypothèses, ses thèses et les informations qu'il a dénichées au hasard de ses contacts. Et comme, lorsqu'il me répond, c'est toujours avec beaucoup de gentillesse, son blog me procure un court mais agréable moment de détente quasi-quotidienne.

Il n'a pas son pareil pour dévoiler les travers de son ancienne patronne Arlette Chabot et les dérives du monde journalistique en général.

Hier il a créé le buzz avec son article « Clash Sarkozy/Fogiel: c'est du brutal! », qui a déclenché, la chose est assez exceptionnelle pour le souligner, plus d'un demi-million de lectures et un demi-millier de commentaires.

Le succès foudroyant suscite la jalousie.

Bruno Roger-Petit a dû subir en retour les foudres de Didier Porte lors de sa chronique matinale sur France Inter, au Fou du Roi. Le chroniqueur, qui avait déjà fustigé Stéphane Guillon, a consacré à Bruno Roger-Petit quatre minutes de dénigrements et injures de toutes sortes, le traitant notamment de branquignol.

Ici la vidéo en lien.

Après cette dégelée, Bruno Roger-Petit s'est abstenu de son article matinal. Ensuite, il a préféré ne pas répliquer et continuer d'alimenter ses blogs normalement. Cette attaque de Didier Porte est d'autant plus mal venue que Bruno Roger-Petit est précisément en train de vivre des moments privés bien pénibles et pour lesquels je lui adresse mon entier soutien.